Corsica Tour 2009

Chapitre premier: Autobeurk et route Napoléon

Rendez vous est pris avec Michel et Serge sur l’aire d’Hondelange sur l’E411 à 10h. Au programme Autobeurk jusque Grenobles, wééééééééé on est super content ! Bon c’est pas grave les virolos ça commence demain on pourra vivre avec. Allé ! On fait les présentations et puis gaaaaaaaaz…jusque Grenobles. Après seulement 150km de route, voilà que le ciel se déchaîne et un orage monstre éclate au-dessus de nos têtes, on ne pouvait pas dépasser les 50kmh sur l’autoroute tant la visibilité était mauvaise et la pluie s’est infiltrée dans mes housses de pluie qui sont bien étanches et ont retenu toute l’eau. Du coup mes deux valoches ont baignées dans l’eau pendant une bonne heure, j’ai donc commencé les vacances avec des slips mouillés…super!!

Après une étape pour la nuit à Vizille on se fait plaisir sur la superbe route Napoléon en direction de Gap, puis Digne-les-Bains! A la terrasse d’un bistrot avec les alpes comme décor, nous nous promettons de revenir pour refaire cette route de bout-en-bout car elle en vaut vraiment la peine, tant au niveau paysages qu’au niveau des virolos!!

Il est 19h lorsqu’on entre au port de Toulon et grosse erreur de notre part…on se met dans la file pour embarquer, on est donc resté coincé là jusqu’à l’embarquement à…22h ! Bref on au le temps de philosopher sur l’esprit motard et de faire connaissance avec un groupe d’Harleyistes qui partaient faire la Corse pour la deuxième fois!

Le ferry pointe enfin son nez vers 21h30, le défilé des motos, camping cars et autres se met en route pour embarquer, les dockers italiens qui ne parlent pas un mot de français nous font placer les motos à raz de la paroi… « ben oui faut pas perdre de place, y a les camions qui viennent se mettre à côté ! » nous lancent-ils! Heu les camions ? Vous êtes sûr ?! Rassurant!!

Chapitre deux: mer, paysages et virolos

Le bateau pénètre dans le golf d’Ajaccio vers 6h ce qui nous permet d’admirer l’île de Beauté sous un beau lever de soleil depuis la mer. Une fois nos roues sur la terre ferme on prend la direction du camping pour y laisser tout notre barda, on passera ensuite la journée à flâner dans les ruelles de la ville sans vraiment être charmé. Il s’agit surtout d’un grand port et d’une ville d’échange commerciaux qui n’a pas grand intérêt à nos yeux.

 

Après la visite éclair de la capitale Corse, on termine cette première journée sur l’île en enfourchant nos bécanes pour aller jusqu’aux Îles sanguinaires qui doivent leur nom à la roche dont la couleur devient rougeâtre au coucher du soleil.

Le lendemain, nous quittons Ajaccio à la première heure par les grands axes avant d’enrouler gentiment sur la D302 en direction de Propriano pour ensuite piquer vers Sartène où nous ferons une pause à rallonge tant nous sommes conquis par cette petite ville authentique où le temps semble s’être arrêté au moyen-âge.

Nous poursuivons vers Bonifacio sans oublier de faire un arrêt touristique devant le rocher dit du « Lion » pour sa forme ressemblante.

A Bonifacio la vue est superbe, tant du côté de la mer face à la Sardaigne que près du port. La ville est construite en deux parties, Ville haute avec ses ruelles escarpées et sa citadelle, ville basse avec son petit port au charme indéniable et ses restaurants chics pour accueillir les équipages des nombreux yachts de luxe qui y ont posés l’ancre.

Nous quittons Bonifacio par une large nationale rectiligne, qui malgré tout, offre de temps en temps une jolie vue sur une crique ou l’autre. Nous passons Porto Vecchio sans nous arrêter car nous sommes assommés par la chaleur. Nous quittons enfin la nationale après Solenza où nous bifurquons sur la D268 qui nous emmène vers les hauteurs de la Corse avec des virolos qui s’enchaînent à un bon rythme sur un revêtement parfait ! Que du bonheur!

Nous mettons pieds à terre à Zonza, pour le lunch; le centre ville calme et majestueux de par son paysage nous garantis une bonne digestion…bien nécessaire car après c’est une toute autre histoire ! Les routes qui jusqu’ici étaient parfaites, nous surprennent avec des nids de poules partout avant de nous retrouver sur une route 100% graviers pendant une bonne dizaine de km. C’est sur ces tronçons difficiles que nous croisons pour la première fois les fameux cochons sauvages corses qui ne semblent pas le moins du monde incommodés par le passage des motos.

Quelques km plus loin nous apprenons que les Corse peuvent aussi avoir le sens de l’humour avec une signalisation très folklorique…

Un peu avant l’étape du jour, Corte (qui se prononce Corti), nous replaçons nos roues sur une belle nationale (RN193) qui nous permet d’essorer un peu la poignée pour se faire bien plaisir après les routes caillouteuses de l’après-midi. Arrivé à Corte nous sommes immédiatement charmés par cette bourgade installée sur un flanc de colline dont le centre ville est animé par les cafés et les nombreux étudiants qui peuplent la ville puisque celle-ci abrite une université.

Nous restons deux nuits à Corte et en profitons pour visiter les deux vallées principales à proximité de la ville, Vallée de l’Asco et la Forêt d’Aïtone en passant par le col du Vergio. Au programme donc, routes de porc, virolos de porc, paysages de porc et forcément…viande de porc (sauvage)! ;-)

Arrivé à Asco nous faisons halte pour un p’tit sandwich de midi au prix fort de 5€ le sandwich, comme partout en Corse la bouffe est super chère et de qualité assez moyenne. Ou alors si la qualité est convenable, la quantité est insuffisante…En gros on a explosé notre budget bouffe et on a vraiment pas bien bouffé, mais bon ce sera la seule déception des vacances.

Nous faisons un p’tit détour par le pont génois du coin avant de prendre la direction de la forêt d’Aïtone, ici vaut mieux ne pas louper son freinage sinon c’est bardaf 50m plus bas dans la flotte…et quand y a un autocar allemand qui arrive en face c’est encore plus marrant.

Arrivé au col du Vergio la végétation change subitement et passe des rochers et terres arides à une végétation abondante dont les énormes pins se dressent à perte de vue. On profite bien de l’excellent revêtement de la D84 et sa grande générosité en virolos pour prendre notre pied jusqu’Evisa avant de faire route inverse pour retourner à Corte. Arrivé au camping le compteur journalier n’affiche que 220km mais le compteur d’images inoubliables lui est au maximum !

C’est par la RN193, large nationale bien viroleuse et pas du tout avare en paysages que nous quittons Corte en direction de Bastia. Alors qu’il ne reste que quelques km avant Bastia le RB nous détourne pour une jolie boucle dans les collines environnantes vers Murato et St-Florent. A Murato nous posons pieds à terre pour voir de plus près cette église de style Pisan en marbre vert et blanc qu’est l’Eglise St-Michel décrite comme une des plus belles de Corse!

Arrivé au camping vers 16h nous nous séparons pour des activités différentes, Michel choisit la siesta au camping, Serge la plage à quelques mètres de là quand à moi je mets plein gaz jusqu’au Col de St-Lucie pour aller voir la tour de Sénèque.

Avant de démarrer une nouvelle journée à enquiller des bornes dans le très beau Cap Corse, nous prenons notre petit-déjeunons sur le bord de plage de la Marina de la Pietracorbara face à l’Île d’Elbe, celle où le fameux empereur sera exilé après avoir été déchu.

Nous tirons vers le nord du Cap Corse sur une belle D80 qui borde la mer et abrite quelques tours génoises, nous ferons quelques petits détours pour atteindre l’extrême nord du cap Corse et y admirer la vue depuis le bord de mer.

Passé St-Florent qui marque la fin du Cap Corse, nous traversons le désert des Agriates qui est le seul désert officiel d’Europe, avant de pénétrer dans la Balagne où nous prenons un peu de hauteur pour mieux admirer le Golfe de Calvi depuis le charmant village qu’est Montemaggiore

Nous faisons halte à Île Rousse, petite cité balnéaire sympa où nous resterons deux nuits pour laisser nos montures se reposer un peu (à moins que ce soit les pilotes qui aient besoin de repos ? ;-) )

En route vers Porto, nous faisons une halte rapide à Calvi pour visiter sa Citadelle…qui ne gagne rien à être visitée, mais nous apprendrons par la même occasion que Christophe Colomb (vous savez le p’tit gars qui a découvert les Amériques) ben il est pas du tout génois en fait! Il est Corse! Si, si c’est les Corses qui le disent! Alors ça ne peut qu’être vrai.

Nous longeons la côte en direction de Porto par la D81. Le macadam est lisse comme un billard, le dessin de la route est on ne peut plus sinueux et tout ça avec la mer en fond, c’est idyllique et on en profite bien! Les lignes droites ne font pas plus de 150m et les virolos s’enchaînent à l’infini sur une cinquantaine de bornes, la banane!

Nous installons nos tentes à Porto puis allons admirer les Calanches avant la tombée de la nuit qui est le meilleur moment pour apprécier cet endroit magique sous une lumière incroyable! Trente minutes de marche seront nécessaires (en full cuir, casque et sac réservoir sur le dos…) pour atteindre le lieu dit du « Château fort» mais la vue est impressionnante et fait oublier l’effort!

Après les Calanches Nous pointerons nos phares jusque Piana pour y manger à prix exorbitants des plats toujours trop légers comme à chaque fois.

Nous quittons Porto en direction d’Ajaccio que nous avons quitté 7 jours plus tôt sans y pénétrer cette fois. Nous empruntons la D27 pour grimper le col de Scalella qui culmine à un modeste 1193m d’altitude et prenons la direction de Corte où la pluie nous attendra et nous accompagnera jusqu’à notre départ de l’île.

Avant de reprendre le ferry à Bastia, nous nous offrons une après-midi de visite de la ville qui nous semble bien plus agréable qu’Ajaccio, notamment grâce à son vieux port bordé de restaurants qui vous proposent poissons frais en tout genre et fruits de mer tous plus appétissants les uns que les autres.

Sur le ferry qui nous emmène vers Livourne, nous nous retournons pour un dernier regard vers la Corse et lui dire « Au revoir » car ça ne fait aucun doute, nous reviendrons sur cette île au charme envoûtant.

Chapitre trois: Toscane et retour vers le nord

Nous débarquons en milieu de journée et ce retour sur le continent se fait sous un soleil radieux! Nous traversons la très belle et très vallonnée campagne toscane pour atteindre Florence en début de soirée.

Après tous ces kilomètres en selle il est temps de s’octroyer une journée touristique dans Florence, cette ville est magnifique et recèle d’innombrables curiosités (sans compter tous les musées) mais malheureusement ça se sait et la ville est constamment inondée de touristes, ce qui gâche un peu le plaisir.

Aujourd’hui a un goût de retour puisque la boussole du Tripy se calle sur le « Nord »…on quitte Firenze par l’autobeurk jusque Pistoia avant de prendre des petites routes qui nous mènent à Asti, lieu de l’étape du jour.

On quitte Asti de bon matin vers Aoste où on virole dans cette belle vallée avec les alpes en toile de fond. On prend la pause déjeuné juste avant d’attaquer le col du p’tit St-Bernard.

La nuit sera à nouveau chahutée par des averses et le réveil se fait sous la pluie également. On remballe nos bagages entre les gouttes avant de prendre la direction de Bourg-en-Bresse, le RB nous détournant vers les petites routes vers Besançon. La pluie s’étant invitée à la fête nous décidons de prendre au plus court vers la Belgique.

C’est épuisé que nous arrivons à la maison, épuisé mais heureux de ces 4’500km de voyage inoubliable!!

En Pratique:

Les RB du voyage (au format gpx & Tripy)

Traversée en ferry Corsica Ferries
Site du tourisme de la Corse: www.vivacorsica.com


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