Corsica Tour 2009
Par sebnunes le 2 nov, 2009 dans Voyage en Europe
Chapitre premier: Autobeurk et route Napoléon
Rendez vous est pris avec Michel et Serge sur l’aire d’Hondelange sur l’E411 à 10h. Au programme Autobeurk jusque Grenobles, wééééééééé on est super content ! Bon c’est pas grave les virolos ça commence demain on pourra vivre avec. Allé ! On fait les présentations et puis gaaaaaaaaz…jusque Grenobles. Après seulement 150km de route, voilà que le ciel se déchaîne et un orage monstre éclate au-dessus de nos têtes, on ne pouvait pas dépasser les 50kmh sur l’autoroute tant la visibilité était mauvaise et la pluie s’est infiltrée dans mes housses de pluie qui sont bien étanches et ont retenu toute l’eau. Du coup mes deux valoches ont baignées dans l’eau pendant une bonne heure, j’ai donc commencé les vacances avec des slips mouillés…super!!
Après une étape pour la nuit à Vizille on se fait plaisir sur la superbe route Napoléon en direction de Gap, puis Digne-les-Bains! A la terrasse d’un bistrot avec les alpes comme décor, nous nous promettons de revenir pour refaire cette route de bout-en-bout car elle en vaut vraiment la peine, tant au niveau paysages qu’au niveau des virolos!!
Il est 19h lorsqu’on entre au port de Toulon et grosse erreur de notre part…on se met dans la file pour embarquer, on est donc resté coincé là jusqu’à l’embarquement à…22h ! Bref on au le temps de philosopher sur l’esprit motard et de faire connaissance avec un groupe d’Harleyistes qui partaient faire la Corse pour la deuxième fois!
Le ferry pointe enfin son nez vers 21h30, le défilé des motos, camping cars et autres se met en route pour embarquer, les dockers italiens qui ne parlent pas un mot de français nous font placer les motos à raz de la paroi… « ben oui faut pas perdre de place, y a les camions qui viennent se mettre à côté ! » nous lancent-ils! Heu les camions ? Vous êtes sûr ?! Rassurant!!
Chapitre deux: mer, paysages et virolos
Après la visite éclair de la capitale Corse, on termine cette première journée sur l’île en enfourchant nos bécanes pour aller jusqu’aux Îles sanguinaires qui doivent leur nom à la roche dont la couleur devient rougeâtre au coucher du soleil.
Nous poursuivons vers Bonifacio sans oublier de faire un arrêt touristique devant le rocher dit du « Lion » pour sa forme ressemblante.
Nous quittons Bonifacio par une large nationale rectiligne, qui malgré tout, offre de temps en temps une jolie vue sur une crique ou l’autre. Nous passons Porto Vecchio sans nous arrêter car nous sommes assommés par la chaleur. Nous quittons enfin la nationale après Solenza où nous bifurquons sur la D268 qui nous emmène vers les hauteurs de la Corse avec des virolos qui s’enchaînent à un bon rythme sur un revêtement parfait ! Que du bonheur!
Quelques km plus loin nous apprenons que les Corse peuvent aussi avoir le sens de l’humour avec une signalisation très folklorique…
Un peu avant l’étape du jour, Corte (qui se prononce Corti), nous replaçons nos roues sur une belle nationale (RN193) qui nous permet d’essorer un peu la poignée pour se faire bien plaisir après les routes caillouteuses de l’après-midi. Arrivé à Corte nous sommes immédiatement charmés par cette bourgade installée sur un flanc de colline dont le centre ville est animé par les cafés et les nombreux étudiants qui peuplent la ville puisque celle-ci abrite une université.
Nous restons deux nuits à Corte et en profitons pour visiter les deux vallées principales à proximité de la ville, Vallée de l’Asco et la Forêt d’Aïtone en passant par le col du Vergio. Au programme donc, routes de porc, virolos de porc, paysages de porc et forcément…viande de porc (sauvage)!
Arrivé à Asco nous faisons halte pour un p’tit sandwich de midi au prix fort de 5€ le sandwich, comme partout en Corse la bouffe est super chère et de qualité assez moyenne. Ou alors si la qualité est convenable, la quantité est insuffisante…En gros on a explosé notre budget bouffe et on a vraiment pas bien bouffé, mais bon ce sera la seule déception des vacances.
Arrivé au col du Vergio la végétation change subitement et passe des rochers et terres arides à une végétation abondante dont les énormes pins se dressent à perte de vue. On profite bien de l’excellent revêtement de la D84 et sa grande générosité en virolos pour prendre notre pied jusqu’Evisa avant de faire route inverse pour retourner à Corte. Arrivé au camping le compteur journalier n’affiche que 220km mais le compteur d’images inoubliables lui est au maximum !
Arrivé au camping vers 16h nous nous séparons pour des activités différentes, Michel choisit la siesta au camping, Serge la plage à quelques mètres de là quand à moi je mets plein gaz jusqu’au Col de St-Lucie pour aller voir la tour de Sénèque.
Avant de démarrer une nouvelle journée à enquiller des bornes dans le très beau Cap Corse, nous prenons notre petit-déjeunons sur le bord de plage de la Marina de la Pietracorbara face à l’Île d’Elbe, celle où le fameux empereur sera exilé après avoir été déchu.
Nous tirons vers le nord du Cap Corse sur une belle D80 qui borde la mer et abrite quelques tours génoises, nous ferons quelques petits détours pour atteindre l’extrême nord du cap Corse et y admirer la vue depuis le bord de mer.
Nous faisons halte à Île Rousse, petite cité balnéaire sympa où nous resterons deux nuits pour laisser nos montures se reposer un peu (à moins que ce soit les pilotes qui aient besoin de repos ?
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En route vers Porto, nous faisons une halte rapide à Calvi pour visiter sa Citadelle…qui ne gagne rien à être visitée, mais nous apprendrons par la même occasion que Christophe Colomb (vous savez le p’tit gars qui a découvert les Amériques) ben il est pas du tout génois en fait! Il est Corse! Si, si c’est les Corses qui le disent! Alors ça ne peut qu’être vrai.
Nous longeons la côte en direction de Porto par la D81. Le macadam est lisse comme un billard, le dessin de la route est on ne peut plus sinueux et tout ça avec la mer en fond, c’est idyllique et on en profite bien! Les lignes droites ne font pas plus de 150m et les virolos s’enchaînent à l’infini sur une cinquantaine de bornes, la banane!
Après les Calanches Nous pointerons nos phares jusque Piana pour y manger à prix exorbitants des plats toujours trop légers comme à chaque fois.
Nous quittons Porto en direction d’Ajaccio que nous avons quitté 7 jours plus tôt sans y pénétrer cette fois. Nous empruntons la D27 pour grimper le col de Scalella qui culmine à un modeste 1193m d’altitude et prenons la direction de Corte où la pluie nous attendra et nous accompagnera jusqu’à notre départ de l’île.
Avant de reprendre le ferry à Bastia, nous nous offrons une après-midi de visite de la ville qui nous semble bien plus agréable qu’Ajaccio, notamment grâce à son vieux port bordé de restaurants qui vous proposent poissons frais en tout genre et fruits de mer tous plus appétissants les uns que les autres.
Sur le ferry qui nous emmène vers Livourne, nous nous retournons pour un dernier regard vers la Corse et lui dire « Au revoir » car ça ne fait aucun doute, nous reviendrons sur cette île au charme envoûtant.
Chapitre trois: Toscane et retour vers le nord
Après tous ces kilomètres en selle il est temps de s’octroyer une journée touristique dans Florence, cette ville est magnifique et recèle d’innombrables curiosités (sans compter tous les musées) mais malheureusement ça se sait et la ville est constamment inondée de touristes, ce qui gâche un peu le plaisir.
Aujourd’hui a un goût de retour puisque la boussole du Tripy se calle sur le « Nord »…on quitte Firenze par l’autobeurk jusque Pistoia avant de prendre des petites routes qui nous mènent à Asti, lieu de l’étape du jour.
La nuit sera à nouveau chahutée par des averses et le réveil se fait sous la pluie également. On remballe nos bagages entre les gouttes avant de prendre la direction de Bourg-en-Bresse, le RB nous détournant vers les petites routes vers Besançon. La pluie s’étant invitée à la fête nous décidons de prendre au plus court vers la Belgique.
C’est épuisé que nous arrivons à la maison, épuisé mais heureux de ces 4’500km de voyage inoubliable!!
En Pratique:
Les RB du voyage (au format gpx & Tripy)

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